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L’avenir est une spéculation – spéculons donc !

La transformation se montre souvent différente que ce qui était initialement prévu. En exemple, la mutation du secteur des librairies aurait dû être provoquée par le e-book. En comparant les ventes du livre « Schlau statt perfekt », le résultat était de loin le cas. Lorsque Stefan Fourier a appelé son éditeur pour se plaindre ne pas trouver son livre aussi bien en librairie que sur les magasins en ligne pour e-book, le chef marketing de BusinessVillage a répondu qu’il ne fallait pas en tenir compte. La preuve que miser sur l’avenir n’est qu’une pure spéculation.

Aux premiers abords, le livre se vendait très bien et une planification d’une deuxième édition était songée. Le secret est ensuite dévoilé : les ouvrages pratiques ne se vendent qu‘en petites quantités par les librairies et ces dernières ne s’y intéressent pas vraiment. Les canaux de distribution comme Internet, les forums et les médias sociaux stimulent essentiellement les ventes. Les interviews, les critiques et les articles à ce sujet aident à s’étendre dans les cercles intéressés beaucoup plus efficace que dans une étagère statique d’une librairie.

Le plus surprenant n’est pas le changement provoqué des e-books par rapport aux librairies. A l’échelle, les e-books ne représentent qu’une faible partie du chiffre d’affaire des librairies. Le plus étonnant, c’est l’évolution des voies de distribution utilisant Internet et qui pénalisent toute la branche. Par Internet, les livres sont directement livrés aux clients en supprimant le commerce direct.

Stefan Fourier ose affirmer que quand les experts prédisent aujourd’hui une industrie 4.0 qui changera le monde du travail auront tort. Sans aucun doute, le monde va changer, mais quant à dire comment, dans quelle direction, en quelle période et qui seront les vainqueurs et les perdants est une autre histoire. Tout ceci reste complètement ouvert. La transformation digitale n’est qu’un slogan pour le moment. Il est primordial de s’occuper de différents scénarios parce que nous ne pouvons pas prédire l’avenir, mais nous pouvons « jouer avec l’avenir ». De cette façon, nous nous préparons à l’avenir. Nous nous en occupons, spéculons et discutons avant qu’il soit réalité et ceci dans toutes les variantes possibles. Une de ces variantes se réalisera probablement. La vision sera facilitée parce que la discussion et la considération de cette variante en auront déjà été discutées. Ceux qui ne se préoccupent pas des fantaisies de l’avenir se décrochent du développement. Ils seront moins bien préparés que ceux qui pensent aux avenirs qui n’existent pas aujourd’hui. La spéculation n’est pas seulement une mode, mais elle est nécessaire. Il faudrait institutionnaliser la spéculation dans les grandes organisations. Elle devrait faire partie de la changeability, soit la faculté du changement et de l’avenir.

Auteur : Dr. Stefan Fourier, www.fourier.de, www.businessvillage.de


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